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mercredi 21 mai 2008

Hello,

Encore du changement chez PataTy, je passe à la vitesse supérieure:

Désormais, ça se passe ici:

Le Monde De PataTy

Actualisez vos marque-pages.

Le besoin fondamental

vendredi 16 mai 2008

Connaissez-vous Virginia Henderson ?

Elle était très certainement une grande Dame.

Elle était également, et de très loin, quelqu'un de bien plus pragmatique que votre serviteur. Ne pensait-elle pas avant toute autre considération métaphysique aux actions que les soignants pourraient mener au quotidien pour le bien être des patients, pour leur confort et pour soulager leurs souffrances physiques et mentales?

V.H., comme on écrit avec une familiarité certaine, était une infirmière et puis elle devint une infirmière qui pense son métier, du coup, elle devint une théoricienne des soins infirmiers qui figure aujourd'hui en place d'honneur de tous les centres de documentation honnête de Centre Hospitalier au côté de Dorothea Orem, la moderne Rosette Poletti et Callista Roy, sans oublier leur ancêtre à toutes, la brillante et redoutée britannique Florence Nightingale.

Pour ma part, plus proche en cela de Hildegarde Peplau (une autre théoricienne des soins infirmiers), je pense au moins autant au bien être mental des soignants qui s'occupent de ces patients, qu'il s'agisse de psychiatrie ou de « soins généraux » comme l'on dit maladroitement. Cette préoccupation m'amène à suivre des sentiers qui sont comme autant de diverticules propres à égarer la pensée concrète dans des dédales idéalistes, utopistes, philosophiques et poétiques... mais, je l'ai déclaré déjà et je le déclare ici à nouveau, en lettres immenses, cliquables et clignotantes au ciel de la science royale profanée par la vanité de ma tentative :



Je suis un poète!



Virginia pensait aux soins infirmiers et c'est sur cette toile de fond qu'elle peignit ses Quatorze Besoins Fondamentaux que les infirmiers et infirmières utilisent de nos jours avec plus ou moins de bonheur et plus ou moins de bonne volonté.

A mûri dans mon esprit depuis ma formation initiale d'Infirmier de Secteur Psychiatrique pour prendre corps tout doucement l'idée de faire une relecture très personnelle de ces fameux B.F.

Mon idée ne fût jamais de les contester en quoi que ce soit), ni davantage de les reformuler en une novlangue techno-positiviste qui serait actuelle mais de leur offrir des développements je crois souvent inattendus, surprenants et subversifs à maints égards.

Il est capital selon moi de lutter contre le nivellement de la pensée, la technicisation de cette activité humaine fondamentalement artistique. Je participe à ce combat quotidien en creusant ici des galeries dans certaines idées bien établies, en poursuivant des frayements de la raison le long des rhizomes sourciers même si, innombrables, ils tendent à nous épuiser.

Je crois nécessaire de rajouter que le besoin de Respirer qui ouvre mon travail après son Introduction, inaugure de façon très merveilleuse d'ouvrir aussi large que possible le champs dans quoi s'exprime Le besoin pour lequel nous avons engagé cette entreprise.

PataTy

Faut qu'ça change !

dimanche 11 mai 2008

Faut qu'ça change dans Le Monde de PataTy, faut qu'ça pulse, sinon je vais persister à dégoûter le chaland de venir flâner par ici. Sans compter que ça me désespère aussi, que je le trouve tristounet mon Monde, avec son thème à la noix et ses longs poèmes dissuasifs quelque part.

Sans doute sont-ils de bons et beaux poèmes, Ariaga me le dit assez en qui je sens bien que je peux avoir confiance mais ce n'est pas le boulot d'un blog. C'est ça que j'ai enfin compris avec la discussion que nous avons eu sur son blog à ce sujet. Je le sentais que c'était pas ça mais il me fallait encore m'en persuader.

Ça ne tient pas debout de proposer ce genre de textes à lire de cette façon-là. Je vois plutôt « Le Monde PataTy » comme un journal, mon journal sur le net. C'est à dire que comme il est sur la place publique je vais pas y écrire tout et n'importe quoi des sottises qui me passent par la tête, pour ça j'ai un papier journal dans ma table de nuit. J'y annoncerais plutôt la publication de mes textes en format .pdf, protégés par une licence Creative-Commons. J'y annoncerais qu'on peut écouter mes impros comme j'ai déjà fait en mettant un lien vers le fichier .ogg qu'on peut lire sur n'importe quelle machine avec les logiciels Zinf ou VLC entre autres (avis à Richard F. Tabbi s'il me lit).

J'y raconterais aussi mes rencontres de bouquins et de musiques et j'y partagerais mes questionnements sur toute sorte de choses mais si jamais ce questionnement devient un texte long il passera au format .pdf. Terminé les blogs multiples.

PataTy a un site ouèbe à cette adresse, on peut d'ailleurs y découvrir qu'il ne s'appelle pas toujours PataTy comme on le voit. Je m'en fou que le voyageur qui se balade sur le blog découvre mon vrai nom. Si tu y vas tu y découvriras aussi mes autres activités, professionnelles notamment et des liens vers mes textes. Il est en cours de construction et son format est assez inattendu, il s'agit d'une carte heuristique réalisée avec le logiciel libre Freemind il faut cliquer sur les mots pour que les branches se développent ou sur les petites flèches rouges pour ouvrir les liens hypertextes.

Bon, je vais m'en tenir là et travailler au changement du thème. Tu devrais lire ce billet sous une nouvelle interface j'espère plus attrayante.

Jean Argenty

La saison du bouillon

lundi 5 mai 2008

Rien à écumer en ce moment
Je vois Buster Keaton regarder à l’Est
Sa main en visière il regarde
Et son regard meurt de marbre

L’écume est sur le bouillon
J’avais soif et j’avais faim
Les jambes de pierre prennent appui
Sur la poussière des gratte-cieux

Reviens-nous très vite
Bédouin inspiré par la Lune ronde
Reviens-nous, reviens-nous
Réveilles-nous d’un flot de désert

1

J’aime prélever cette écume
A l’aide de l’instrument des alchimistes
Avec les yeux, avec la glaire, avec le suc
Femelle que l’os à moelle dissimule

Regarder dans le fût de l’os la toile
Souffler dans son orgue à faim
Et, sur le pain, rouler la substance vie
Du boeuf acheminé tel un parchemin

Rien à retirer de l’écume du feu
Ça devrait barder dans les banlieues
Bien au-delà de mon pot au feu
Mes frères, dans les banlieues des potes

J’aimerais raper mais ça ne prend pas
J’aimerais zapper mais Zappa me zappa
Ô, reagger le ragga, balancer mes rastas
Magma, trembler jusqu’à ma moelle

Je suis une femme du bouillon
Armée contre le goupillon
Je suis un homme question légumes
Un homme rave, un homme oignon

Rien à récurer non plus dans le fond
Rien, le pot au feu vient tout entier
D’une pièce il est tout, rien que Tout
Tournez et retournez, la pièce est dénudée

2

Jadis, j’aime le mot « jadis »
Bien haut dans le heaume de ma tête
Ses cheveux longs sont dans ma tête
Son corps tendu cherche à remplir mon corps

Jadis il fût des écumes bouillonnantes
Des écumes rouges, épaisses, sans plus d’yeux
Que Dieux, sans plus de moelle
Sans plus d’os, non, que du fer dans les côtes

Jadis il fût des hordes harnachées
Des montures du Diable et des démons
Qui dévalaient les monts de la désespérance
En hurlant bien avant leur bouche, bien avant.

Ma bouche à moi est close de gras
Close de trop de matières alimentaires
Ma peau est trop loin de mes os
Pour qu’une musique advienne de leur contiguïté

Ma peau ne joue pas les airs du grand jadis
Point d’orgue, point de flûte, point de poings
Dans ma viande à cuire rien qui tienne
Tant à la vie, rien qui ragoûte, point de croix

Je ferais un mauvais bouillon dans la marmite
De ma moelle folle rien que folie sur la mie
Et ma mie, gorgée de sang lourd
S’endort sans yeux pour mes Dieux

3

Rien plus à écumer sur le dessus
Qu’à tendre vers le haut je sois
Qu’à tirer sur mes nerfs l’excès de bouffissure
Bédouin je puis être, inspiré de désert

Rien plus à écumer que l’écume des jours
Qu’à la fin des fins ne soit point de faim
Que d’Amour enfin reconnu dans les yeux
Que les myriades d’yeux de mes amours

le 17 Novembre 2005

C Blues

jeudi 24 avril 2008

Comme annoncé au tout début et après moultes bricolages sur mon linux pour arriver à sortir quelque chose de potable de ma carte son, voici un premier morceau donc.

Du blues pour s'y mettre, un grand classique que ce C Blues.
La rythmique c'est pas des copains à moi, j'aimerais bien, c'est la rythmique pro du Volume 42 des Play a long de Aebersold intitulé: "Blues in all keys"

J'espère que cela vous plaira, vous pouvez toujours me le dire.

C Blues

Si vous savez comment ajouter un plug sympa pour écouter la musique, je suis preneur (en attendant je cherche)

Jean Argenty

Le Monde

Le Monde
Ailes noires descendant porter les corbeaux
Aboiements de chien de brume crénelée
Cendres lestées de pluies malignes
Sombres dentelures d'arbres déchiquetés
Suie de bouche, lèvres consummées
Evaporations de pelures gelées

Le Monde
Mots retenus au bord de la plaie de langue
Cosmos contenant la plaie en tant que devenir
Cri qui ouvre l'aile de corbeaux et le chant
Flamme rouge du néant préalable
Cri de la chair éventée comme nombre
Frappé par des mains de femmes excisées

Le Monde
Fer de rue, entre pavés rongés d'épaves saoules
Suie dans la bouche, langues coupées, travail
Femme frappée de nombreuses mains d'hommes
Lame de glace tranchant l'aile du corbeau
Sang sur l'âme des noires pestes et des vagins
Sang sur la tête des fils, des vierges, des gales, des oiseaux

Le Monde
Neige dans les corps Afghans, dans les hélices
Images de Gaza, sa plage, ses hotels quatre étoiles
Lame translucide de l'amour comme Monde
L'amour comme cristaux sans fins, sans limites, comme temps
Comme armature de la joie, comme linceul, comme tisane
L'amour comme hommage au mouvement des corps

L'Amour
Thème à n'en plus finir de la soif et du manque
Aorte, cohorte, horde, l'amour comme silence
Comme larmes insues, comme univers aux orbites mélées
Comme nébuleuse pensée de langues décousues
De corps décousus et comme chair pensante
L'Amour comme mort dans la dissipation des brumes automnales

L'Amour se plaint
La guerre

Non loin des sommets

dimanche 6 avril 2008

Les crêtes cheminées
Le long des silences
Tempête à quatre chevaux
Tirée à quatre muettes
Voix pâles et mortes
Courent en fols épis

Non loin des sommets
Non loin des cimes coupées
Tant de vents glacés
Gerçures géométriques
Création d'aqueducs
Tant de flots d'or liquide


Permanence de l'horizon
Solaire réminiscence
Nucléaire rédemption
Au-delà des philosophes
L'anthroposophe se branle
Parmi les blés tendres

La sphère est molle
En globe gélatineux
La Terre revient sur ses pas
Gravissant de sombres échelles
Retour du Mal failli
Hachis du sage

Asthme dans les Andains
Les sommets retorsent
Les paquebots toussent
Râle du suspect
L'Amour s'étrangle
Étrangeté du spectre

Je suis double de tout
De l'anus à l'occiput
Rien ne me partage
Je suis partage de haine
De sainteté, de néant
Je suis celui qui vient

Silence des crêtes
Longs chevaux étirés
Le long des langues
Baïonnettes hissées
Expirent les folles
Respirent les étoiles
PataTy